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EDITO

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Longtemps parent pauvre du monde des start-up, les Real Estech ont clairement rattrapé une partie de leur retard au cours de l’année 2017.

Après avoir levé environ 3 milliards de dollars en 2016, les Real Estech du monde entier ont mobilisé plus de 12 milliards de dollars d’investissement en 2017, en comptant deux méga-deals, plus de 4 milliards de dollars pour WeWork et 550 millions pour Compass. Cette évolution est cohérente avec les prévisions de KPMG qui table sur un montant annuel de 20 milliards de dollars d’investissement dans le secteur des Real Estech en 2020.

Le succès de WeWork est la meilleure illustration de ce changement de braquet. Désormais valorisé un peu moins de 20 milliards de dollars, le spécialiste du coworking s’impose comme la 8ème plus grosse licorne du monde. D’autres start-up américaines comme OpenDoor ou Katerra ont levé respectivement 210 et 130 millions de dollars lors des derniers mois.

Au-delà des chiffres, le profil des investisseurs est en train de changer. D’une part, des figures du secteur technologique comme Masayoshi Son (Vision Fund) en Asie ou Xavier Niel en France s’intéressent de plus en plus aux start-up de l’immobilier. Une douzaine de fonds d’investissement dédiés uniquement aux entreprises de la Real Estech ont vu le jour en 2017, de Fifth Wall en Californie à RealTech en Australie. A chaque fois, on retrouve des acteurs établis de l’immobilier parmi les souscripteurs de ces fonds.

Les levées de fonds ne sont bien entendu qu’un indicateur parmi d’autres, surtout dans une période marquée par une abondance de liquidités. Pour ces nouveaux acteurs, 2018 doit marquer le passage de la création de nouveaux biens et services à l’adoption de nouveaux usages. Grâce à des services toujours plus orientés en faveur du client, il faut maintenant gagner des parts de marché pour convertir ces levées de fonds en réussites industrielles.

Le premier baromètre de l’innovation dans l’immobilier arrive
donc au bon moment. Tous les professionnels de l’industrie, start-up comme entreprises établies, ont besoin de comprendre la révolution en cours pour en saisir les opportunités.

Bernard Michel

Président du conseil d’administration de Gecina

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